Contexte du pays
Le Maroc est à la fois confronté à une raréfaction des ressources en eau et à d’importantes inégalités économiques entre les zones urbaines et rurales. Ces dernières sont effectivement victimes d’un manque d’accès à l’eau et à l’assainissement encore important, malgré les politiques mises en œuvre par le gouvernement pour faire face à cette problématique. En 2014, le taux d’accès au système collectif dans la ruralité fut de 2.8 % (53.3% si l’on prend en compte les assainissements individuels améliorés) contre 88.5 % en ville (97.3% si l’on prend en compte les systèmes d’assainissement améliorés. Au niveau de l’accès à l’eau, 64% de la population rurale a accès à l’eau potable contre 96% de la population urbaine. Par ailleurs, L’intensification de l’agriculture et le réchauffement climatique constituent autant de facteurs qui amènent l’eau est aujourd’hui un des enjeux principaux auxquels font face les autorités Marocaines.
Le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement est de fait particulièrement marqué en dehors des villes. Selon le Conseil supérieur de l’enseignement marocain, 76.5% des écoles ne sont pas raccordées au réseau d’eau et 73% ne bénéficient pas de toilettes. Cette situation affecte grandement l’éducation des élèves et notamment des jeunes filles, qui ont tendance à se déscolariser faute de pouvoir avoir accès à suffisamment d’intimité dans l’établissement.
20% des Marocains n’ont toujours pas accès à l’eau potable.
6 filles sur 10 non scolarisés en zones rurales
4.9% de Marocains vivent sous le seuil de pauvreté absolu, et 12.7 % sous le seuil de vulnérabilité
NOS PROJETS
C’est précisément au cours d’une mission humanitaire au Maroc que les membres fondateurs de Dynam’eau ont décidé de fonder l’association, afin de continuer à mener des projets liés au développement de l’accès à l’eau et à l’assainissement à l’international.
Depuis, Dynam’eau est intervenu dans trois d’écoles primaires de la commune rurale de Sidi Boubker El Haj, située dans le nord du Maroc entre Rabat et Tanger, à savoir celles de Chograne, Ouled Chatouane et Lana Ranou. Cette commune est à la fois assujettie à un manque d’accès à l’eau et à l’assainissement, mais également à une augmentation de la population et donc des besoins.
L’association a ainsi installé dans chacun de ces établissements :
Un Forage
pour garantir un accès viable à l’eau potable
Des blocs sanitaires
comprenant des toilettes et des lavabos
Un système d’assainissement
pour traiter les eaux usées issues de ces blocs
Des formations
concernant les mesures d’hygiène et la maintenance des installations
Au total plus de 4000 élèves ont pu bénéficier des ouvrages de nos projets.
